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Inénarrable Wolfgang Neuss

Par Jeremy Jeanguenin
Wolfgang Neuss

Wolf­gang Neuss

Wolf­gang Neuss, la plus fas­ci­nante des voix du caba­ret-théatre, a quit­té ce monde il y a vingt ans, le 5 mai 1989. Le som­met de son art reste sans doute son inter­pré­ta­tion du chan­teur de com­plaintes (Mori­tatsän­ger) aux côtés de Lotte Lenya dans L’Opéra de Quat’sous de Ber­tolt Brecht et Kurt Weill (très direc­te­ment ins­pi­ré par L’Opéra du Gueux – The Beg­gars’ Ope­ra – de John Gay, 1928). Grin­çant à sou­hait, gogue­nard, mali­cieux. Il faut réécou­ter cet enre­gis­tre­ment somp­tueux édi­té en CD par CBS (je ne pos­sède plus la date, mais il est assez tar­dif) ; même si les puristes jet­te­ront leur dévo­lu sur l’enregistrement ber­li­nois des années Wei­mar.

Kurt Weill/Bertolt Brecht, L'Opéra de Quat' Sous

Kurt Weill/Bertolt Brecht, L’Opéra de Quat’ Sous

Wolf­gang Neuss, c’est aus­si son propre rôle, une exis­tence qui tra­verse le XXe siècle : sol­dat sur le front russe, puis acti­viste à gauche au sor­tir de la guerre, fumeur de joints invé­té­ré et mili­tant pro-can­na­bis.

Voi­là un homme qui n’a pas sépa­ré sa vie de son art. J’y revien­drai.

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