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Black Octopus de Paul Jackson

Par Jeremy Jeanguenin

 

Por­trait à la japo­naise pour cet opus pro­duit au pays du soleil levant. Assez mécon­nu, il a été réédi­té récem­ment en CD alors que la cote du vinyle s’envole tant il devient rare. Jack­son m’apparaît tou­jours comme l’antithèse d’un Jaco Pas­to­rius (on connaît encore pire, Mark King arri­vant dans ces années-là). L’oméga de l’alpha, qui n’en luit pas moins pour autant. Là où le pre­mier se carac­té­rise par sa vir­tuo­si­té d’exécution musi­cale (vitesse, tech­ni­ci­té har­mo­nique) et un son cla­quant haut-medium, le second renoue avec la crasse bas­sis­tique des graves syn­co­pés pour nous offrir un funk-soul-jazz de luxe, alors que le seul maître à abord s’acquitte volon­tiers et de façon hono­rable de la tâche vocale. La pho­to­gra­phie uti­li­sée pour la réédi­tion CD chez Plat­form Recor­dings (US) donne la tona­li­té sans tran­si­ger : Jack­son basse à la main, casque de moni­to­ring, devant le micro, c’est lui le maître d’ouvrage. On appré­cie­ra la pochette ori­gi­nale, qui rend hom­mage aux cos­tumes tra­di­tion­nels nip­pons. Jack­son y est repré­sen­té coif­fé d’un arc de Fen­der Tele­cas­ter Bass, sa basse fétiche dont il pos­sède un modèle qu’il a fait cus­to­mi­ser, signa­ture sonore du Cha­me­leon de Her­bie Han­cock (Head Hun­ters, 1973) : Geral­dine.

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Après une ouver­ture à la contre­basse dans un élan free, Paul Jack­son annonce la cou­leur funk en décli­nant l’amour suave, avec Eight Ways of Love. Alphonse Mou­zon (bat­te­rie) et Ben­nie Mau­pin (sax) sont de la par­tie. D’autres joyaux sont irré­sis­tibles, dont le pan­te­lant In the heat of your love.

Cer­tains le consi­dé­re­ront comme un peu daté. Il l’est en tout cas moins que l’opus conco­mi­tant de George Duke qui pro­pose lui aus­si un clin d’œil au japon, Don’t Let Go. Pour ma part, j’adhère à ces grooves gras et à cette cha­leur sonore (le disque a été enre­gis­tré en direct-to-disk en 1978).

Le site de Paul Jack­son : http://pauljacksonbass.com

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3 Comments to “Black Octopus de Paul Jackson”

  1. Shige dit :

    Mon cher Jéré­my,

    Tu devrais vrai­ment mettre le texte en plus gros. Je n’ai pas de pro­blème de vue, du moins pas de cet ordre-là, et la lec­ture est très limite. Penses-y !

    Au plai­sir de te lire.
    Shige

  2. Cher Shige,
    Mer­ci de ta remarque, je vais résoudre ce pro­blème rapi­de­ment.
    Jere­my

  3. Shige dit :

    For­mi­dable !
    Le confort de lec­ture, ce n’est pas un luxe… D’ailleurs le confort tout court n’en est pas un non plus !
    Bonne jour­née.

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