Uriel Jones n’est plus

Uriel Jones n’est plus. Membre des Funk Bro­thers, qui accom­pa­gna de sa frappe les titres par­mi les plus “groo­vy”  de la soul de la seconde moi­tié du XXe siècle, Uriel Jones s’est éteint ce 24 mars 2009. Il fut bat­teur-per­cus­sion­niste pour la sec­tion ori­gi­nale “Detroit” de la Tam­la Motown de Ber­ry Gor­dy, entre­pre­neur self-made man fort talen­tueux pour déni­cher et pro­duire des talents musi­caux, mais figure du capi­ta­lisme afro-amé­ri­cain, dont le pou­voir contrai­gnit ces mêmes musi­ciens de stu­dio au qua­si-ano­ny­mat dans ce cachot sombre où étaient enre­gis­trés les par­ties ins­tru­men­tales des Supremes, Four Tops, etc. Signes de l’é­pui­se­ment de ce qui était à l“origine un petit pro­duc­teur qui inven­ta ni plus ni moins qu’un “package” de la pro­duc­tion musi­cale, la ligne édi­to­riale s’é­mous­se­ra de fil en aiguille avec le mau­vais goût crois­sant de la funk-pop des années 1980, deve­nue froide… A force de trop cher­cher à séduire les publics sur tous les fronts, la Motown s’es­sou­fla.

Sur cette pho­to­gra­phie, Uriel Jones est aux côtés du bas­siste de génie James Jamer­son, auquel j’ai déjà consa­cruriel-jonesé un article.

Pour constras­ter avec l’es­prit Motown, je vous par­le­rai bien­tôt de la Sweet Soul Music venue de Mem­phis. Res­tez connec­tés !

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Jeremy Jeanguenin

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