{"version":"1.0","provider_name":"Dispatch\/Box","provider_url":"https:\/\/www.dispatchbox.net","author_name":"Jeremy Jeanguenin","author_url":"https:\/\/www.dispatchbox.net\/index.php\/author\/admin-2\/","title":"Astral Weeks vu par Lester Bangs - Dispatch\/Box","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"bQbrMUENJP\"><a href=\"https:\/\/www.dispatchbox.net\/index.php\/2010\/02\/24\/astral-weeks-vu-par-lester-bangs\/\">Astral Weeks vu par Lester Bangs<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/www.dispatchbox.net\/index.php\/2010\/02\/24\/astral-weeks-vu-par-lester-bangs\/embed\/#?secret=bQbrMUENJP\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0Astral Weeks vu par Lester Bangs\u00a0\u00bb &#8212; Dispatch\/Box\" data-secret=\"bQbrMUENJP\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/www.dispatchbox.net\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","description":"Les\u00adter Bangs (1948\u200a\u2013\u200a1982), ini\u00adtia\u00adteur de la mou\u00advance cri\u00adtique du \u00ab&nbsp;jour\u00adna\u00adlisme Gon\u00adzo&nbsp;\u00bb, fut sai\u00adsi, dans ses moments d\u2019\u00e9garements et d\u2019exc\u00e8s en tout genre qui laissent augu\u00adrer sa mort si pr\u00e9\u00adcoce, et dit ne jamais s\u2019\u00eatre remis d\u2019Astral Weeks ; par\u00adtant, il le consi\u00add\u00e9\u00adrait comme le disque ayant eu le plus d\u2019importance dans sa courte vie. Dans ce pas\u00adsage, extrait de Stran\u00added (1979) \u2013 der\u00adni\u00e8re p\u00e9riode de sa vie \u2013 Les\u00adter Bangs affronte la ques\u00adtion de la signi\u00adfi\u00adca\u00adtion et de l\u2019impact d\u2019une po\u00e9\u00adtique mys\u00adtique qui marquent cet opus vision\u00adnaire de Van Mor\u00adri\u00adson. Au pi\u00e8ge de sa propre ten\u00adta\u00adtive d\u2019\u00e9lucidation, probablement. Au final, peu importe de sai\u00adsir le signi\u00adfi\u00e9&nbsp;: la ten\u00adsion entre illu\u00adsion r\u00e9a\u00adliste (Sainte-Beuve est tou\u00adjours dans l\u2019impasse ici) et une th\u00e9\u00adma\u00adtique pr\u00e9\u00adgnante dans l\u2019\u0153uvre de Mor\u00adri\u00adson dans sa tota\u00adli\u00adt\u00e9, celle d\u2019une esth\u00e9\u00adtique de la vision[1] illu\u00admine ce disque. Inutile d\u2019appliquer ici quel\u00adconque th\u00e9o\u00adrie s\u00e9mio\u00adtique, l\u2019effet sur\u00adna\u00adtu\u00adrel balayant tout d\u2019un revers. Une occa\u00adsion de red\u00e9\u00adcou\u00advrir cet opus \u00e0 la fois puis\u00adsant et l\u00e9ni\u00adfiant, domi\u00adn\u00e9 par une ambiance acous\u00adtique (a\u2011t-on jamais enten\u00addu un disque folk\/rock son\u00adner de mani\u00e8re aus\u00adsi sublime par une orches\u00adtra\u00adtion tra\u00addi\u00adtion\u00adnelle&nbsp;?) o\u00f9 la contre\u00adbasse m\u00e8ne le bal mys\u00adtique. On sou\u00adli\u00adgne\u00adra que deux des musi\u00adciens pr\u00e9\u00adsents sont rod\u00e9s au jazz (Jay Ber\u00adli\u00adner et Connie Kay), appor\u00adtant la vir\u00adtuo\u00adsi\u00adt\u00e9 remar\u00adquable mais jamais vani\u00adteuse aux varia\u00adtions libres d\u2019Astral Weeks. Fait \u00e9ton\u00adnant, Astral Weeks, sor\u00adti en novembre 1968, n\u2019a pas sus\u00adci\u00adt\u00e9 de sou\u00addain engoue\u00adment et ses ventes sont tou\u00adjours res\u00adt\u00e9es modestes. &nbsp;Et ce n\u2019est cer\u00adtai\u00adne\u00adment pas ce qui nous retien\u00addra de l\u2019\u00e9couter\u2026 On retrou\u00adve\u00adra l\u2019ar\u00adticle ori\u00adgi\u00adnal \u00e0 cette adresse. L\u2019al\u00adbum est \u00e9cou\u00adtable en strea\u00adming sur Spo\u00adti\u00adfy. Les\u00adter&nbsp;Bangs Astral Weeks (Tra\u00adduc\u00adtion de Jean-Paul Mour\u00adlon, in Pyscho\u00adtic Reac\u00adtions&nbsp; &amp; autres car\u00adbu\u00adra\u00adteurs flin\u00adgu\u00e9s, \u00a9 2005 Tristram) Vous vous deman\u00addez pro\u00adba\u00adble\u00adment quand je vais me mettre \u00e0 vous par\u00adler d\u2019Astral Weeks. \u00c0 dire vrai, il y a beau\u00adcoup de choses dedans dont je ne sou\u00adhaite pas vous par\u00adler du tout. \u00c0 la fois parce que, que vous l\u2019ayez enten\u00addu ou non, il ne serait pas juste que je vous impose mon inter\u00adpr\u00e9\u00adta\u00adtion d\u2019une ima\u00adge\u00adrie \u00e0 la sub\u00adjec\u00adti\u00advi\u00adt\u00e9 aus\u00adsi lapi\u00addaire, et parce que, dans bien des cas, je ne sais pas de quoi Mor\u00adri\u00adson parle. Lui non plus, d\u2019ailleurs&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je ne suis pas sur\u00adpris que les gens tirent des signi\u00adfi\u00adca\u00adtions dif\u00adf\u00e9\u00adrentes de mes chan\u00adsons, a\u2011t-il dit \u00e0 un inter\u00advie\u00adwer de Rol\u00adling Stone. Mais je ne veux pas don\u00adner l\u2019impression que je sais ce que tout \u00e7a veut dire, parce que ce n\u2019est pas le cas\u2026 Il y a des moments o\u00f9 je suis per\u00adplexe. J\u2019examine cer\u00adtains trucs qui viennent, voyez. Et par exemple il y a \u00e7a et \u00e7a a l\u2019air d\u2019aller, mais je ne suis pas s\u00fbr de ce que cela signifie.&nbsp;\u00bb There you&nbsp;go Sta\u00adrin\u2019 with a look of avarice Tal\u00adkin\u2019 to Hud\u00addie Ledbetter Sho\u00adwin\u2019 pic\u00adtures on the&nbsp;walls And whis\u00adpe\u00adrin\u2019 in the&nbsp;halls And poin\u00adtin\u2019 a fin\u00adger at&nbsp;me. Je n\u2019ai pas la moindre id\u00e9e de ce que \u00e7a \u00ab&nbsp;veut dire&nbsp;\u00bb, bien qu\u2019\u00e0 un cer\u00adtain niveau&nbsp; j\u2019aimerais abor\u00adder ce texte d\u2019une mani\u00e8re aus\u00adsi indi\u00adrecte&nbsp; et aus\u00adsi \u00e9vo\u00adca\u00adtrice que les paroles elles-m\u00eames. De toute fa\u00e7on, vous cou\u00adrez aux ennuis d\u00e8s que vous vous asseyez pour expli\u00adquer exac\u00adte\u00adment ce que signi\u00adfie un docu\u00adment mys\u00adtique, ce qu\u2019est exac\u00adte\u00adment Astral Weeks. Pour com\u00admen\u00adcer, il signi\u00adfie le jeu de basse de Richard Davies, qui accom\u00adpagne les chan\u00adsons et le chant tout du long avec un lyrisme qui n\u2019est pas simple grand talent de musi\u00adcien&nbsp;: il com\u00adporte quelque chose de plus&nbsp; qu\u2019inspir\u00e9, \u00e9mu, on p\u00e9n\u00e8tre l\u00e0 dans le royaume du mira\u00adcu\u00adleux. Tout l\u2019ensemble, \u2013 la sec\u00adtion de cordes de Lar\u00adry Fal\u00adlon, la gui\u00adtare de Jay Ber\u00adli\u00adner (il a jou\u00e9 sur le Black Saint and the Sin\u00adner Lady, de Min\u00adgus), la bat\u00adte\u00adrie&nbsp; de Connie Kay \u2013 est de ce ton\u00adneau&nbsp;: eux et Van sonnent comme si non seule\u00adment ils lisaient mutuel\u00adle\u00adment leurs pen\u00ads\u00e9es, mais que de sur\u00adcro\u00eet ils y habi\u00adtaient. Les faits sont peut-\u00eatre dif\u00adf\u00e9\u00adrents. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, John Cale&nbsp; fai\u00adsait un album dans le stu\u00addio voi\u00adsin, et&nbsp; raconte&nbsp;:&nbsp; \u00ab&nbsp; Mor\u00adri\u00adson ne pou\u00advait tra\u00advailler avec per\u00adsonne, alors fina\u00adle\u00adment ils l\u2019ont enfer\u00adm\u00e9 tout seul dans le stu\u00addio. Il a enre\u00adgis\u00adtr\u00e9 toutes les chan\u00adsons avec une simple gui\u00adtare s\u00e8che, et plus tard ils ont fait des over\u00addubs sur tout le reste de la&nbsp;bande.&nbsp;\u00bb Le r\u00e9cit de Cale peut \u00eatre vrai ou non \u2013 mais de toute fa\u00e7on, les faits ne nous seront d\u2019aucune uti\u00adli\u00adt\u00e9 ici. Fait&nbsp;: Van Mor\u00adri\u00adson avait vingt-deux ans \u2013 ou vingt trois \u2013 quand il a enre\u00adgis\u00adtr\u00e9 ce disque&nbsp;; il y a des vies enti\u00e8res der\u00adri\u00e8re. Astral Weeks ne parle pas de faits, mais de v\u00e9ri\u00adt\u00e9s. Astral Weeks pour autant qu\u2019on puisse le d\u00e9fi\u00adnir, est un album qui parle de gens assom\u00adm\u00e9s par la vie, com\u00adpl\u00e8\u00adte\u00adment \u00e9cra\u00ads\u00e9s, enfer\u00adm\u00e9s dans leur peau, leur \u00e2ge et leur moi, para\u00adly\u00ads\u00e9s par l\u2019\u00e9normit\u00e9 de ce qu\u2019ils peuvent com\u00adprendre en un ins\u00adtant vision\u00adnaire. C\u2019est un don ter\u00adrible et pr\u00e9\u00adcieux, n\u00e9 d\u2019une atroce v\u00e9ri\u00adt\u00e9, parce que ce qu\u2019ils voient est \u00e0 la fois infi\u00adni\u00adment beau et hor\u00adri\u00adfiant au pos\u00adsible&nbsp;: la capa\u00adci\u00adt\u00e9&nbsp; humaine infi\u00adnie de cr\u00e9er ou de d\u00e9truire, selon le caprice. Ce n\u2019est pas de la mys\u00adtique orien\u00adtale, ni une vision psy\u00adch\u00e9\u00add\u00e9\u00adlique&nbsp;; encore moins une per\u00adcep\u00adtion bau\u00adde\u00adlai\u00adrienne de la beau\u00adt\u00e9 du sor\u00addide ou du gro\u00adtesque. Peut-\u00eatre cela se r\u00e9duit-il \u00e0 la d\u00e9cou\u00adverte momen\u00adta\u00adn\u00e9e du miracle de la vie, avec son conco\u00admi\u00adtant in\u00e9vi\u00adtable, un aper\u00ad\u00e7u ver\u00adti\u00adgi\u00adneux de la capa\u00adci\u00adt\u00e9 \u00e0 souf\u00adfrir, et d\u2019infliger cette souffrance. [1] [note de l\u2019au\u00adteur du billet] \u00c0 ce pro\u00adpos, le titre de l\u2019album de 1982\u2013 ann\u00e9e du d\u00e9c\u00e8s de Bangs \u2013, Beau\u00adti\u00adful Vision, est \u00e9vo\u00adca\u00adteur. Un exc\u00e8s de visions qui le m\u00e8ne \u00e0 cette \u00e9poque \u00e0 se conver\u00adtir \u00e0 la scien\u00adto\u00adlo\u00adgie, le livret expri\u00admant une recon\u00adnais\u00adsance \u00e0 l\u2019endroit de Ron Hub\u00adbard, son fondateur. &nbsp;","thumbnail_url":"http:\/\/www.dispatchbox.net\/wp-content\/10946535.jpg"}