{"version":"1.0","provider_name":"Dispatch\/Box","provider_url":"https:\/\/www.dispatchbox.net","author_name":"Jeremy Jeanguenin","author_url":"https:\/\/www.dispatchbox.net\/index.php\/author\/admin-2\/","title":"O. V. Wright : l'oubli\u00e9 de Memphis - Dispatch\/Box","type":"rich","width":600,"height":338,"html":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"nsucdNTbPl\"><a href=\"https:\/\/www.dispatchbox.net\/index.php\/2020\/06\/18\/o-v-wright-loublie-de-memphis\/\">O. V. Wright&nbsp;: l\u2019oubli\u00e9 de Memphis<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/www.dispatchbox.net\/index.php\/2020\/06\/18\/o-v-wright-loublie-de-memphis\/embed\/#?secret=nsucdNTbPl\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0O. V. Wright&nbsp;: l\u2019oubli\u00e9 de Memphis\u00a0\u00bb &#8212; Dispatch\/Box\" data-secret=\"nsucdNTbPl\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script type=\"text\/javascript\">\n\/* <![CDATA[ *\/\n\/*! This file is auto-generated *\/\n!function(d,l){\"use strict\";l.querySelector&&d.addEventListener&&\"undefined\"!=typeof URL&&(d.wp=d.wp||{},d.wp.receiveEmbedMessage||(d.wp.receiveEmbedMessage=function(e){var t=e.data;if((t||t.secret||t.message||t.value)&&!\/[^a-zA-Z0-9]\/.test(t.secret)){for(var s,r,n,a=l.querySelectorAll('iframe[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),o=l.querySelectorAll('blockquote[data-secret=\"'+t.secret+'\"]'),c=new RegExp(\"^https?:$\",\"i\"),i=0;i<o.length;i++)o[i].style.display=\"none\";for(i=0;i<a.length;i++)s=a[i],e.source===s.contentWindow&&(s.removeAttribute(\"style\"),\"height\"===t.message?(1e3<(r=parseInt(t.value,10))?r=1e3:~~r<200&&(r=200),s.height=r):\"link\"===t.message&&(r=new URL(s.getAttribute(\"src\")),n=new URL(t.value),c.test(n.protocol))&&n.host===r.host&&l.activeElement===s&&(d.top.location.href=t.value))}},d.addEventListener(\"message\",d.wp.receiveEmbedMessage,!1),l.addEventListener(\"DOMContentLoaded\",function(){for(var e,t,s=l.querySelectorAll(\"iframe.wp-embedded-content\"),r=0;r<s.length;r++)(t=(e=s[r]).getAttribute(\"data-secret\"))||(t=Math.random().toString(36).substring(2,12),e.src+=\"#?secret=\"+t,e.setAttribute(\"data-secret\",t)),e.contentWindow.postMessage({message:\"ready\",secret:t},\"*\")},!1)))}(window,document);\n\/\/# sourceURL=https:\/\/www.dispatchbox.net\/wp-includes\/js\/wp-embed.min.js\n\/* ]]> *\/\n<\/script>\n","description":"Over\u00adton Ver\u00adtis Wright, connu par ses ini\u00adtiales \u201cOV\u201d Wright, est un des dam\u00adn\u00e9s de la soul du Sud des \u00c9tats-Unis. Sa car\u00adri\u00e8re est sera aus\u00adsi courte que mou\u00adve\u00admen\u00adt\u00e9e, mais il fixe\u00adra sur l\u2019a\u00adc\u00e9\u00adtate de vinyle \u00e0 jamais sa voix dont l\u2019ex\u00adpres\u00adsi\u00advi\u00adt\u00e9 brute n\u2019a d\u2019\u00e9\u00adgal que la dou\u00adleur qu\u2019elle \u00e9voque. \u00c9le\u00adv\u00e9 par sa m\u00e8re dans les envi\u00adrons de Mem\u00adphis, il re\u00e7oit une \u00e9du\u00adca\u00adtion reli\u00adgieuse et d\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 6 ans il fait par\u00adtie de la cho\u00adrale gos\u00adpel de sa paroisse. L\u2019en\u00adfant pro\u00addige vole la vedette au pr\u00eatre&nbsp;: les fid\u00e8les se mettent davan\u00adtage sur leur trente et un par hom\u00admage au fils prodigue. Des immondices \u00e0 la&nbsp;grace A 17 ans, il sur\u00advit dans la ban\u00adlieue de Mem\u00adphis, dans son Ten\u00adnes\u00adsee natal, \u00e0 Ger\u00adman\u00adtown pr\u00e9\u00adci\u00ads\u00e9\u00adment, en vidant les d\u00e9chets puants dans un camion-benne tout aus\u00adsi r\u00e9pu\u00adgnant. De cette merde, de ce ter\u00adreau d\u2019im\u00admon\u00addices na\u00eet et croit son aspi\u00adra\u00adtion spi\u00adri\u00adtuelle, son d\u00e9sir de chan\u00adter autant la fer\u00adveur que le d\u00e9chi\u00adre\u00adment. La Soul music&nbsp;? Il dira, gogue\u00adnard, \u00e0 la fin de sa vie&nbsp;: \u201c\u00c7a reste du gos\u00adpel cette soul music. Dieu a \u00e9t\u00e9 rem\u00adpla\u00adc\u00e9 par Baby\u201d. Un groupe vocal local de gos\u00adpel, dont le chan\u00adteur r\u00e9pugne \u00e0 par\u00adtir sur la route pour des tour\u00adn\u00e9es, l\u2019ap\u00adproche, The Sun\u00adset Tra\u00adve\u00adlers. The Sun\u00adset Tra\u00adve\u00adlers est n\u00e9 dans les rues de Mem\u00adphis. Gro\u00adver Blake, bari\u00adton du groupe, t\u00e9moi\u00adgnage de la fas\u00adci\u00adna\u00adtion de Wright pour Sam Cooke et l\u2019en\u00adcou\u00adra\u00adgea plu\u00adt\u00f4t \u00e0 suivre la voie de l\u2019exu\u00adb\u00e9\u00adrance du R\u00e9v\u00e9\u00adrend Mor\u00adgan Babb, afin de ne pas res\u00adter \u00e9mule du divin&nbsp;Cooke. Roo\u00adse\u00advelt Jami\u00adson, com\u00adpo\u00adsi\u00adteur local, approche Gold\u00adwax (des voi\u00adsins connus, notam\u00adment via Richard San\u00adders, par\u00adte\u00adnaire de l\u2019af\u00adfaire) et Stax. Il par\u00advient \u00e0 faire enre\u00adgis\u00adtrer \u00e0 O. V. une d\u00e9mo sous forme de 45 tours&nbsp;: That\u2019s How Strong my Love is. Un titre pro\u00adpo\u00ads\u00e9 \u00e9ga\u00adle\u00adment \u00e0 Steve Crop\u00adper, le l\u00e9gen\u00addaire gui\u00adta\u00adriste et pro\u00adduc\u00adteur de Stax, par\u00adte\u00adnaire d\u2019\u00e9\u00adcri\u00adture d\u2019O\u00adtis Red\u00adding. Il n\u2019est pas sur\u00adpre\u00adnant que Stax publie une reprise longue par Otis d\u00e8s l\u2019an\u00adn\u00e9e sui\u00advante. C\u2019est dire si O. V. n\u2019est pas d\u00e9j\u00e0 dans l\u2019ombre des plus ambitieux\u2026 Gold\u00adwax subit alors les d\u00e9boire de Vee-Jay, qui le dis\u00adtri\u00adbue. Un chan\u00adge\u00adment de label s\u2019im\u00adpose&nbsp;alors. D\u00e8s 1965, Willie Mit\u00adchell le pro\u00adduit pour le label Back Beat&nbsp;: cette aven\u00adture se conclut par le go\u00fb\u00adteux Eight Men and Four Women, album paru en 1967. O. V. Wright sou\u00adte\u00adnait que Willie Mit\u00adchell pre\u00adnait soin de lui parce qu\u2019il le connais\u00adsait depuis son enfance. Mal\u00adheu\u00adreu\u00adse\u00adment, la direc\u00adtion artis\u00adtique subi\u00adra les cons\u00e9\u00adquences d\u2019un rachat de Back\u00adBeat par le conglo\u00adm\u00e9\u00adrat ange\u00adle\u00adno ABC\/Dunhill au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, qui apr\u00e8s scis\u00adsion devient ABC. Les ann\u00e9es Hi Willie Mit\u00adchell, le talen\u00adtueux pro\u00adduc\u00adteur \u00e0 qui l\u2019on doit les opus l\u00e9gen\u00addaires des deux fleu\u00adrons de Hi, \u00e0 savoir Al Green et Ann Peebles, prend O. V. sous son aile de pro\u00adduc\u00adteur et le signe sous Hi Records en 1976. Mais l\u2019\u00e8re est aux suc\u00adc\u00e8s dis\u00adco, et les pro\u00adduc\u00adtions de Mit\u00adchell s\u2019en acco\u00admodent. Ce ne sont pas ces rythmes trop exci\u00adt\u00e9s qui sont les plus seyants \u00e0 la voix gos\u00adpel d\u2019O. V., habi\u00adtu\u00e9e aux tem\u00adpos lents ou moyens. Dans l\u2019an\u00adn\u00e9e qui suit, O.V. s\u2019en\u00adfonce un peu plus dans l\u2019h\u00e9\u00adro\u00efne et l\u2019al\u00adcool. Vers 1978, il \u00e9cope d\u2019une peine de pri\u00adson pour d\u00e9ten\u00adtion de stup\u00e9fiants. Cela ne l\u2019emp\u00eache pas de s\u2019a\u00adven\u00adtu\u00adrer pour une ultime tour\u00adn\u00e9e au Japon en 1979, dont t\u00e9moignent de rares images vid\u00e9o (actuel\u00adle\u00adment visibles sur You\u00adTube). Spec\u00adtacle cap\u00adti\u00advant et d\u00e9so\u00adlant \u00e0 la fois. Cap\u00adti\u00advant et fas\u00adci\u00adnant par la magie vocale d\u2019O\u00adver\u00adton Ver\u00adtis, qui mal\u00adgr\u00e9 des fai\u00adblesses remar\u00adquables conserve son style et son \u00e9ner\u00adgie vocale. D\u00e9so\u00adlant, comme pour tout artiste l\u00e9gen\u00addaire que l\u2019on d\u00e9couvre bru\u00adta\u00adle\u00adment en mau\u00advaise pos\u00adture&nbsp;: corps rachi\u00adtique, sil\u00adhouette spec\u00adtrale, chant par trop chuin\u00adt\u00e9 par une bouche dont on devine que les dents viennent \u00e0 man\u00adquer. O. V. \u00e9gr\u00e8ne ses suc\u00adc\u00e8s, mais il passe aus\u00adsi par une reprise de When a Man Loves a Woman, que sa voix peine \u00e0 mettre en sur\u00adbrillance. Le pan\u00adte\u00adlant Into Some\u00adthing (Can\u2019t Shake Loose) r\u00e9v\u00e8le que son rythme vocal n\u2019est fait ni pour le cha\u00adlou\u00adp\u00e9, ni pour les galops dis\u00adco, m\u00eame si l\u2019af\u00adfaire tient debout. A l\u2019is\u00adsue d\u2019une \u00e9ni\u00e8me tour\u00adn\u00e9e \u00e9rein\u00adtante, O. V. s\u2019ef\u00adfondre, malade, le 16 novembre 1980, \u00e0 Mobile (Ala\u00adba\u00adma). Une reconnaissance posthume Un CD de com\u00adpi\u00adla\u00adtion para\u00eet che MCA en 1992, The Soul of O. V. Wright, mais son suc\u00adc\u00e8s reste timide. Pas\u00adsa\u00adble\u00adment n\u00e9gli\u00adg\u00e9, oubli\u00e9, ce sont les samples des las\u00adcars du Wu-Tang Clan qui d\u00e9pous\u00adsi\u00e8rent fran\u00adche\u00adment ses clas\u00adsiques (RZA, Raek\u00adwon, Ghost\u00adface Killah) et redonnent \u00e0 O. V. Wright une actua\u00adli\u00adt\u00e9 nou\u00advelle. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, un retrai\u00adt\u00e9 pas\u00adsion\u00adn\u00e9 de soul music, Red Kel\u00adly, d\u00e9couvre avec stu\u00adpeur dans les all\u00e9es du cime\u00adti\u00e8re de Ger\u00adman\u00adtown une tombe r\u00e9su\u00adm\u00e9e \u00e0 un mon\u00adti\u00adcule de terre. Aucune pierre com\u00adm\u00e9\u00admo\u00adra\u00adtive. Avec l\u2019aide de Pres\u00adton Lau\u00adter\u00adbach, il met sur pied le O. V. Wright Memo\u00adrial Fund&nbsp;: en 2008 une lev\u00e9e de fonds via son blog per\u00admet de lever $1763.02. Une pierre tom\u00adbale est gra\u00adv\u00e9e et \u00e9ri\u00adg\u00e9e&nbsp;: l\u2019hon\u00adneur est enfin ren\u00addu. Mais ce n\u2019est pas tout&nbsp;: s\u2019en\u00adsuit un concert hom\u00admage, avec la par\u00adti\u00adci\u00adpa\u00adtion d\u2019ar\u00adtistes de Hi Records et de Willie Mit\u00adchell en personne. (Remer\u00adcie\u00adments \u00e0 Anne-Marie Esteves) Dis\u00adco\u00adgra\u00adphie&nbsp;: 1965&nbsp;: (If It Is) Only For Tonight (Back Beat Records) 1967&nbsp;: 8 Men And 4 Women (Back Beat Records) 1968&nbsp;: Nucleus of Soul (Back Beat Records) 1971&nbsp;: A Nickel and a Nail And Ace of Spades (Back Beat Records) 1973&nbsp;: Mem\u00adphis Unli\u00admi\u00adted (Back Beat Records) 1977&nbsp;: Into Some\u00adthing I Can\u2019t Shake Loose (Hi Records) 1977&nbsp;: The Wright Stuff (Hi Records) 1978&nbsp;: The Bot\u00adtom Line (Hi Records) 1979&nbsp;: O.V. Wright Live (Hi Records) 1979&nbsp;: We\u2019re Still Toge\u00adther (Hi Records) &nbsp;","thumbnail_url":"https:\/\/www.dispatchbox.net\/wp-content\/ovjbcover.jpg"}