George Duke : le bâton du duc

Don’t Let Go, album de George Duke (1978)

Il est l’homme au sou­rire éter­nel. Le key­ta­riste émé­rite. Le pia­niste de jazz cou­pable de délit de funk music. La scène jazz lui reproche de s’a­bais­ser à une musique trop lisse, sinon insi­pide et com­mer­ciale. Lui s’en fout, il est heu­reux, il brille. Le Japon l’acclame.

En 1983, star incon­tes­tée au Pays du soleil levant, il emmène un cas­ting de poin­tures (Paul Jack­son à la gui­tare, Louis John­son à la basse, Steve Fer­rone à la bat­te­rie) pour des concerts magis­traux. Il est bien plus que le musi­cien. Il est LE maître de céré­mo­nie. Le Duc. Celui d’a­près Elling­ton : le Duc élec­tro­nique au sceptre, son Dukey Stick (une des titres les plus fun­ky de ce disque).

Une pochette, une icône. Saveur japo­naise, années hi-fi. Encore une équipe de musi­ciens che­vron­nés et tota­le­ment rac­cord : Shei­la Esco­ve­do, Napo­leon Mur­phy Brock (issu de la for­ma­tion de Zap­pa éga­le­ment), Byron Mil­ler, Leon Ndu­gu Chan­cler, Mel­vin “Wah Wah Wat­son” Ragin… ou encore Roland Bau­tis­ta, dépê­ché de Earth, Wind and Fire.

Don’t Let Go : une antienne, un mot­to. NE LÂCHE PAS.

Le Duke trace son sillon. Son sou­rire ne le quit­te­ra jamais, ni son éner­gie ni son opti­misme ne lui feront défaut. Même dans ses der­niers jours.

Vive le Duke.

Pho­to : Tim Mosenfelder/Getty Images

 

 

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Jeremy Jeanguenin

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